Des pl
uies diluviennes et d'importantes averses de grêle se sont abattues sur Téhéran dimanche dernier, provoquant une paralysie générale dans le nord et l’est de la capitale iranienne, ainsi qu’une inondation impressionnante du métro. Une occasion, pour certaines habitantes, de retrousser leur pantalon et montrer leurs pieds que la police islamique ne saurait voir.
Les habitants de Téhéran, ville normalement épargnée par les inondations qui touchent ponctuellement le nord du pays, ont été surpris dimanche par l’ampleur des dégâts provoqués par les impressionnantes précipitations. Le réseau métropolitain a été complètement submergé et de nombreux véhicules ont été emportés par les eaux. Des vents violents ont également provoqué une panne d’électricité d’environ sept heures dans certains quartiers de la capitale.
"Beaucoup de filles se sont retrouvées pieds nus avec les pantalons retroussés jusqu’aux genoux en dépit de la législation"
Dimanche dernier, vers midi (heure locale), la matinée ensoleillée a peu à peu laissé la place aux intempéries. Rien d’inquiétant au départ mais au fur et à mesure, la pluie s’est intensifiée et le niveau de l’eau a rapidement augmenté. En moins d’une heure, les voitures et les habitants se sont retrouvés pris au piège par les eaux. J’étais à 10 minutes de mon bureau, et j’ai dû enlever mes chaussures et retrousser mon pantalon pour atteindre mon lieu de travail.
Le pire, c’est que beaucoup de filles se sont retrouvées pieds nus avec les pantalons retroussés jusqu’aux genoux, en dépit de la législation qui impose aux femmes de se couvrir de la tête aux pieds, sous peine de se voir infliger une amende. Contraintes par la situation, elles ont été nombreuses à braver l’interdit. Certaines filles ont profité de l’occasion pour narguer "passivement" la police, elle-même immobilisée et en incapacité d’agir ou de pourchasser qui que ce soit.
(Source France 24)